1906, Le RCL vient de naître, et les jeunes footballeurs lensois s'en donnent à cœur joie sur la Place verte, derrière le kiosque à musique (l'actuelle Place de la République). Cependant, l'année suivante, le voisinage peu habitué à tant d'enthousiasme "fracassant" oblige nos mordus à émigrer.
Ils
s'installent provisoirement à la fosse 2 de Lens, dans la pâture
Mercier, située à la limite de Loison.
Les propriétaires des jardins des alentours se plaignent également.
Heureusement, la Société des Mines de Lens met à leur disposition
un vaste champ (actuelle cité des Fleurs) situé entre la route de
Béthune, la voie de chemin de fer et la
gendarmerie.
Les mines
reprennent leur terrain, en 1912 afin d'y bâtir des logements pour
les ouvriers. Le club s'installe alors au terrain de la Glissoire,
près de la fosse 5, entre Lens et Avion. Au sortir de la Première
guerre mondiale, tout est en ruine : les constructions ont été
rasées, plus un pan de mur ne tient debout, tous les terrains sont
retournés...
Grâce au directeur du Comité de secours américain, la pâture Tacquet, ancienne piste d'entraînement pour chevaux de course située dans le marais, est déblayée, nivelée, et devient le terrain d'entraînement d'une petite équipe qui, en contrepartie, s'appelle Union sportive du foyer franco-américain (USFFA). Retrouvant son identité en 1922, le Racing club de Lens reprend, par la même occasion, son terrain officiel : le terrain de la Glissoire.
Deux ans plus tard, le club s'installe au Stade Municipal Raoul
Briquet (aujourd'hui Léo-Lagrange). Dorénavant, le terrain de la
Glissoire n'est plus utilisé que pour l'entraînement et les matchs
amicaux.

